lagos lady leye adenle polar africain

Littérature africaine #2- Lagos Lady de Leye Adenle

Résumé du livre

Mauvaise idée de sortir seul quand on est blanc et qu’on ne connaît rien ni personne à Lagos ; Guy Collins l’apprend à ses dépens, juste devant le Ronnie’s, où il découvre avec la foule effarée le corps d’une prostituée aux seins coupés. En bon journaliste, il aime les scoops, mais celui-là risque bien de lui coûter cher : la police l’embarque et le boucle dans une cellule surpeuplée, en attendant de statuer sur son sort.

Le sort, c’est Amaka, une splendide Nigériane, ange gardien des filles de la rue, qui, le prenant pour un reporter de la bbc, lui sauve la mise, à condition qu’il enquête sur cette vague d’assassinats. Entraîné dans une sombre histoire de juju, la sorcellerie du cru, notre journaliste se demande ce qu’il est venu faire dans cette galère, tandis qu’Amaka mène la danse en épatante femme d’action au milieu des notables pervers.

Hôtels chics, bars de seconde zone, jungle, bordels, embouteillages et planques en tout genre, Lagos bouillonne nuit et jour dans la frénésie highlife ; les riches font tinter des coupes de champagne sur Victoria Island pendant que les pauvres s’entretuent à l’arme lourde dans les bas quartiers.

Un polar survolté et drôle qui plonge au cœur de la ville africaine à la vitesse d’un tir de kalachnikov. Le Nigéria n’a jamais été aussi près de Tarantino.

 

Impressions

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Ce livre nous met en immersion au cœur de la nuit à Lagos, capitale économique du Nigeria.

En effet, ce jeune reporter Guy Collins, ayant atterri à Lagos depuis quelques jours, se retrouve malgré lui, au cœur de la poursuite contre l’auteur de ce crime odieux. Avec le meurtre d’une prostituée pour des rituels occultes, l’atmosphère est tragique. Une femme, Amaka, jeune avocate nigériane, telle un ange gardien, se bat pour découvrir et faire éclater la vérité.

J’ai trouvé que c’était un des personnages forts de ce roman. Avec sa détermination, son courage, elle représente la lumière, face à un destin plutôt chaotique pour ces jeunes femmes : la prostitution ou la mort. Grâce à son engagement, elle leur offre un avenir : apprendre, se reconstruire et exercer un métier, pour retrouver leur dignité.

Quant au commissaire Ibrahim, son manque de volonté pour mener l’enquête, laisse place au fil de l’histoire, a beaucoup d’ingéniosité et de perspicacité, pour attraper les coupables.

Entre mensonges, intimidation, corruption, meurtres, recherche effrénée d’argent et désillusion, l’auteur réussit à rendre ces femmes prostituées touchantes. Ce n’est pas une activité choisie. Mais plutôt, la seule option qu’elles ont trouvée, pour subvenir à leurs besoins, et ceux de leurs familles restées au village. La fracture entre riches, des quartiers les plus huppés de Lagos et bien protégés, et pauvres vivant dans des bidonvilles est bien marquée. Deux mondes différents se côtoient, à chaque fois, pour satisfaire un désir d’argent, de plaisir ou de main d’œuvre.

Même si Lagos est une ville qui bouillonne, pleine d’activités en journée et en soirée, elle peut se révéler cruelle, voire mortelle pour les plus faibles, les plus désespérés. La fin du livre m’a un peu stupéfaite, car j’imaginais un scénario tout autre. En lisant la dernière page on se dit, ce n’est pas fini, où est la suite ?

Finalement en tant que premier polar d’un auteur africain que je lis, j’ai été agréablement surprise. C’est un roman sombre, parfois glaçant, ou se mêle des personnages violents, fragiles, et une intrigue palpitante. Hâte de lire d’autres polars d’auteurs africains.

Bon weekend et à bientôt pour d’autres partages de lecture. 🙂

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raphaelle giordano le jour ou les lions mangeront de la salade verte

Le jour où les lions mangeront de la salade verte de Raphaëlle Giordano

Résumé du livre

Aussi bien féminine que masculine, ce que Romane appelle la « burnerie » est ce sentiment de supériorité, ce ton péremptoire, cet égo surdimensionné, cette mauvaise foi qui empoisonne nos relations. Et des personnes atteintes de ce mal nous en côtoyons tous les jours ! C’est pourquoi notre héroïne a créé la société Sup de Burnes qui se fait fort d’assouplir les caractères par la prise de conscience et par les exercices. La session qui commence accueille Nathalie, Émilie, Bruno, Patrick et le célèbre Maximilien Vogue, PDG brillant, richissime, imbu de sa supériorité et terriblement attirant …

Raphaëlle Giordano est écrivain, experte en créativité et en développement personne. Elle signe ici son deuxième roman, après le best-seller international Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, également publié aux Éditions la Loupe.

Impressions

J’ai été attirée par le titre et la couleur du livre, que je trouvais paradoxaux. L’auteur est Raphaëlle Giordano, dont le 1er roman, ta vie commence le jour où tu comprendras que tu n’en as qu’une, s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires.

Dans ce deuxième roman, le personnage clé, Romane, souhaite débarrasser de la burnerie, les personnes qui viennent la voir. Elles ont un point commun : celui d’être là, à cause d’un comportement devenu inacceptable, pour leurs familles ou collègues. Commence alors, un long chemin d’introspection, de lâcher-prise, pour regagner leur affection.

D’abord, j’ai adoré le concept de burnerie. Inventer des mots, c’est assez amusant. Même s’il est répété à plusieurs reprises, cela ne m’a pas agacée. De plus, l’auteur étant également coach en développement personnel, les thèmes autour du bonheur, de l’équilibre personnel, lui sont sûrement familiers. Ensuite, ce roman est classé comme un livre qui fait du bien, optimiste. Avec des actualités quotidiennes, souvent tristes, c’est ce que je recherche en lisant, de l’humour, de l’évasion, découvrir ou de l’intrigue.

le jour ou les lions mangeront de la salade verte

Au fil des pages, chacun se dévoile, dégageant, une sensibilité longtemps enfouie.

Ce que j’ai le moins aimé, c’est le fait que certains personnages faisaient un peu clichés. Maximilien Vogue, toujours élégant, avec des goûts de luxe, un ego surdimensionné et un savoir-être quasiment inexistant. Ou madame « JE » qui cherche, sans cesse à attirer l’attention.

Même si la fin du livre, laisse peu de place à la surprise, j’ai apprécié sa lecture.

Au-delà de l’imagination, les travers des personnes décrites dans ce roman, se constatent dans le quotidien, au travail ou en famille. C’est un roman facile à lire, avec une légère touche d’humour, à laquelle j’ai été réceptive. Finalement, j’ai passé un agréable moment. C’est un livre qui conviendrait, pour passer le temps, dans les transports en commun. Si vous l’avez-lu, qu’en avez-vous pensé ?

Bon weekend et à très vite 🙂🙂

Littérature asiatique #3- Yamabuki de Aki Shimazaki

Résumé du livre

Cela fait maintenant cinquante-six ans que Aïko Toda a connu le coup de foudre, pour celui qu’elle acceptait d’épouser dès leur premier rendez-vous. Aux côtés de cet homme, un cadre dévoué de l’importante compagnie Goshima, elle a été aux premières lignes de la reconstruction économique de son pays dévasté par la guerre. Toujours aussi amoureux, tous deux profitent aujourd’hui de leur retraite. Au fil des jours de pluie et des promenades, Aïko songe à ce demi-siècle passé auprès de Tsuyoshi Toda, son samurai ; un bonheur dont elle prend la mesure alors que remontent aussi à sa mémoire les années qui ont précédé cette rencontre, celles d’un premier mariage raté.

Au plus près de l’intimité de ses personnages, Aki Shimazaki clôt avec cette histoire, le cycle romanesqueAu cœur du Yamato.

 

Impressions

Deuxième roman de cet auteur que je découvre, ce livre nous fait voyager au sein de la société japonaise. A travers l’histoire du couple Toda, c’est l’amour, la famille et les bonheurs simples du quotidien qui sont dévoilés.

Au cœur d’une société Japonaise, alliant tradition et décidée à se moderniser ces personnages doivent faire des choix. Dans un pays en pleine reconstruction après la guerre, le devoir, l’importance de la famille et de l’honneur, se mêlent à l’envie d’autonomie, de liberté et d’affirmation personnelle.

Avec la fleur de yamabuki, les hommes qui auront marqué  Aïko, réussissent à exprimer leurs sentiments. Le ton du livre est doux, pudique. La perception du couple, de l’amour, est différente selon la culture et la personnalité. Ce que j’ai retenu de cette lecture, c’est que le plus important est d’apprécier la présence de l’autre, et de chérir les moments passés à deux. Moments, qui plus tard, se transformeront en souvenirs.

En plus avec une écriture simple et des personnages sont attachants, ce roman est plaisant à lire.

J’ai apprécié ce livre, parce que les thèmes de ce livre, sont universels. La recherche du bonheur, est une quête perpétuelle. Bien entendu, chacun définit et choisit ce qui le rend heureux J, il n’ya pas de chemin unique pour y parvenir.

J’ai découvert que ce roman, était le dernier d’une série de cinq romans : Au cœur du Yamato. Peut-être que je lirai les quatre précédents pour clore la série.

Je vous souhaite un excellent weekend. A bientôt pour d’autres partages 🙂

suisen aki shimazaki livre auteur japonais

Littérature asiatique #2-Suisen de Aki Shimazaki

Résumé du livre

À la tête d’une société prospère fondée par son grand-père, Gorô est marié avec une femme de bonne famille et père de deux enfants pour qui il a des ambitions claires. Il entretient deux maîtresses dont une magnifique actrice, il s’entoure de clients importants dans les bars et exhibe fièrement des photos de lui auprès de célébrités. Même s’il croit en mériter toujours davantage, Gorô trouve qu’il a bien réussi sa vie. Or, le jour où ses convictions sont une à une ébranlées, il est forcé de se regarder franchement dans le miroir, sans doute pour la première fois.Dans ce roman, Aki Shimazaki plonge au cœur des blessures d’enfance qui deviennent parfois des failles à l’âge adulte.

Impressions

Gôrô, président de l’entreprise Kida à tout pour être heureux. Un emploi de prestige, obtenu à la suite de la mort de son père, héritier de cette entreprise. Une femme dévouée et 2 enfants. Et la reconnaissance de personnalités, hommes d’affaires et artistes célèbres.

Cependant sous cette apparente vie parfaite, se cachent des blessures d’enfance, jamais guéries.

suisen aki shimazaki livre auteur japonais

Du jour au lendemain, tout va basculer.  Ses deux maîtresses décident de le quitter, pour vivre un amour vrai ou retrouver la sérénité. Ses enfants sont en désaccord avec lui sur leur avenir. Sa femme décide de le quitter. Et pour couronner son monde qui s’écroule, il est destitué de son poste de président.

Le titre de ce livre Suisen, signifie narcisse, comme la fleur jaune poussant au printemps. C’est assez bien choisi, pour décrire l’histoire de cet homme, qui aura passé toute sa vie à être autocentré et chercher l’admiration de ses pairs. Le vide créé, par le départ ou le rejet des personnes importantes pour lui, le pousse à chercher un sens à sa vie.

C’est un livre qui montre comment une enfance malheureuse, ou l’absence d’une mère, peut marquer pour toujours un adulte. Ni l’argent, ni les flatteries, ni des infidélités répétées, ne pourront guérir de telles blessures.

J’ai bien aimé ce livre, assez petit et pratique à emporter. L’écriture d’Aki Shimazaki est fluide et accessible. Les bouleversements apparaissaient assez rapidement, et on ne perdait pas le fil de l’histoire. Avez-vous déjà lu ce livre ? Ou connaissez-vous cet auteur ?

Je vous souhaite un excellent weekend. A bientôt 🙂

Littérature asiatique #1- La maison au toit rouge de Kyoko Nakajima

Dans le cadre de ma participation au challenge printemps de lire, qui se déroule du 1er avril au 30 mai, je partage mon premier roman avec vous. Plusieurs menus étaient au choix. J’ai choisi le menu Asie pour découvrir des auteurs asiatiques, et doux printemps, pour la saison actuelle. Tous les livres que j’ai choisis, vous embarqueront vers le Japon.

Résumé du livre

La vieille Taki rédige pour son neveu les souvenirs de ses années de service, avant-guerre, dans la petite maison de style occidental de M Hirai, sous-directeur d’une entreprise de jouets florissante, à Tokyo. Taki se souvient avec ferveur de son quotidien dans le foyer de sa patronne Tokiko, de l’intimité qui se noue entre elles, pendant ce qui fut, pour Taki, un long moment de bonheur. Elle évoque l’amour platonique entre les époux Hirai puis les sentiments de Tokiko pour un jeune dessinateur de la fabrique de jouets, Itakura.

L’atmosphère se tend, le commerce périclite tandis que les préparatifs de la guerre envahissent peu à peu le quotidien. Les amants auront-ils le temps de s’aimer ? Après la mort de Taki, son neveu découvre le cahier de sa tante et des dessins d’une maison au toit rouge qui ont fait le succès d’un artiste connu après la guerre, un certain Itakura…

Taki n’a pas tout dit et l’on sent dans son récit la douleur qu’elle porte encore.
Kyoko Nakajima nous immerge dans une époque où s’épanouit une culture très vivante, mi-occidentale mi-japonaise, interrompue brutalement par la montée en puissance de l’armée puis par la guerre. La pudeur de l’écriture des sentiments, l’élégance de ce récit tout en finesse, très fortement attaché à la vie quotidienne et marqué par la nostalgie, un épilogue inattendu, en font un roman très émouvant.

Impressions

À travers l’histoire de Taki, ce livre nous plonge dans le Japon d’avant, et d’après la 2ème guerre mondiale. Tout repose sur le carnet de Taki, une femme d’un certain âge, qui raconte son expérience au sein de familles japonaises. En effet, ayant servi dès son plus jeune âge, comme aide de maison, elle partage son quotidien à cette période.

Teintés de nostalgie, ces souvenirs décrivent une vie japonaise paisible, où se mêlent tradition, vie à la campagne ou en ville, et influence occidentale. Au sein de cette maison au toit rouge, elle a tissé des liens forts avec la famille Hirai. Tout a basculé lors du début de la guerre et des bombardements. Comme dans toute guerre, les dégâts matériels, humains et économiques, sont importants. Heureusement, la fin du livre décrit un Japon reconstruit, avec ses survivants et ses artistes, qui continuent d’écrire et de dessiner sur l’histoire du Japon.

Malheureusement, ce n’est pas un coup de cœur pour moi. Ces pensées rappelées et décrites tout au long du livre, ne m’ont pas enchantées. Bien qu’aimant lire les autobiographies, je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire de ce roman. Dommage !

J’ai découvert en cherchant sur internet, qu’il y’a eu une adaptation cinématographique de ce livre, en 2014 au Japon, puis en 2015 en France. Est-ce que vous l’avez vu ?

Je vous souhaite un excellent weekend 🙂. A bientôt pour d’autres partages de lectures.

 

 

Salon du livre édition 2018 – Livre Paris

Evènement culturel et littéraire, regroupant, auteurs, éditeurs, passionnés de littérature, ou juste des curieux, le salon du livre 2018 a fermé ses portes hier.

Pensé comme un festival littéraire et un moment d’échanges privilégiés, entre professionnels des métiers de l’édition, auteurs et lecteurs curieux ou passionnés, ce salon  existe depuis 1981. L’édition 2018, était donc une occasion de découvrir des auteurs, et le salon du livre car je n’y étais jamais allée.

Les scènes

Organisées autour de différents genres littéraires, ou d’échanges et de débats sur des sujets contemporains, ces scènes favorisaient l’écoute et l’interaction entre auteurs et le public.

La scène agora : dédiée au  décryptage d’enjeux contemporains, autour de l’histoire, de la philosophie, de la religion ou de la sociologie. Pour la journée de samedi, j’ai pu assister à la conférence ayant pour sujet : peut-on vivre croire ? Une conférence très enrichissante, avec des auteurs qui témoignaient d’une expertise sur ce sujet.

La scène science pour tous : des scientifiques et auteurs, animaient des conférences. Une conférence m’intéressait particulièrement, celle avec le thème « Ça chauffe dans nos assiettes », expliquant les liens entre climat et alimentation. Elle était menée par les auteurs du livre.

La scène Young adult : une première pour ce salon qui se tient depuis 38 années. Le genre Young adult est un genre littéraire pour les jeunes entre 15 et 25 ans. Abordant des thèmes existentiels, dans lesquels ils se retrouvent.

La scène Polar : celle qui m’intéressait le plus. Malheureusement, je suis arrivée en retard et je n’ai pas pu assister à la conférence sur le thriller anglophone. Une scène de crime était reconstituée à l’entrée du stand.

La scène BD, Mangas et comics: pour les passionnés de  bandes dessinées.

La scène jeunesse : avec ses quizz littéraires, ses spectacles et  ces ateliers de l’information, en partenariat avec France info, avec un studio invitant journalistes en herbe, reporters ou curieux, souhaitant s’exercer au métier de journaliste.

Les coulisses de l’édition : pour découvrir les différentes étapes de la conception d’un livre, et en savoir plus sur les métiers de l’édition.

La grande scène : lieu de débats et de conférences de nombreux écrivains.

Pays invité cette année, la Russie était très représentée avec 38 écrivains et de nombreuses  conférences sur son stand.

En outre, l’on pouvait visiter trois expositions spécialement conçues pour ce salon.

D’abord, celle sur le mouvement de libération des femmes, créé en octobre 1968 en France, avec  des films retraçant l’histoire de la formation de ce mouvement. Des articles décrivant l’évolution de ce mouvement et de ces fondatrices m’ont permis d’en savoir plus.

Ensuite, la deuxième, portait sur la maison d’édition Harlequin, spécialisée dans la romance. J’ai découvert leurs romans au lycée, et à travers cette exposition, ils célébraient leur 40 ans d’existence. Ils ont aussi un espace communautaire sur leur site, le salon, pour permettre à leurs lectrices d’échanger et de partager leurs coups de cœur. Cela prouve qu’ils s’adaptent aux tendances actuelles, avec les réseaux sociaux et tous les groupes d’échanges qui existent aujourd’hui sur ces réseaux.

Enfin, la troisième expositon, était consacrée à Gaston Lagaffe. Héros d’une bande dessinée, du même nom parue pour la 1ère fois en 1957. Aujourd’hui, il y’a 20 tomes disponibles en librairie. L’exposition retraçait quelques scènes de la bande dessinée, ainsi que celles du film, qui doit sortir le 4 avril au cinéma.

En outre, c’était le lieu idéal pour des dédicaces, si vous aviez des auteurs favoris qui y étaient.

Des startups associant la technologie au service de la lecture étaient aussi présentes. C’est le cas de Yoteq, une entreprise permettant grâce à des bornes, la distribution physique de livres. L’idée serait d’installer de telles bornes dans les gares bientôt. J’ai adoré ce concept, un peu comme une machine à café, mais pour des livres. Il fallait y penser!

Ce que j’ai trouvé génial, c’est la possibilité de découvrir en un seul lieu des auteurs de près 50 pays (Iran, Tunisie, Algérie, Canada, Belgique, Côte d’Ivoire, Sénégal, Guinée, Nigéria, Ukraine, Pologne, Roumanie,  le sultanat d’Oman…).

Au pavillon des lettres d’Afrique, j’ai également assisté à la conférence d’Aminata Sow Fall, une écrivaine sénegalaise. En outre, les livres en vente m’ont permis de découvrir des auteurs de polars francophones et anglophones, comme Leye Adenle ou Moussa Konaté. Le polar étant mon genre littéraire préféré, je compte lire leurs romans bientôt. Toujours sur ce pavillon, j’ai assisté à la conférence de Fatou N’diaye aka blackbeautybag, une bloggeuse abordant les sujets autour de la beauté noire et de l’estime de soi. C’était d’ailleurs le sujet de sa conférence ce jour. C’est une bloggeuse que je connais depuis des années à travers son blog, et ce fut un plaisir de la voir et de l’écouter. En plus elle était accompagnée d’une autre bloggeuse, Révèle toi, que je suis sur instagram, et que j’apprécie pour le style de ces articles et sa positive attitude.

Bref, livre Paris, a été une belle expérience culturelle, et une jolie découverte pour moi. Même si je n’ai pas pu assister à toutes les conférences qui m’intéressaient, j’ai apprécié ce moment. Rendez-vous l’année prochaine ^_^. Bonne semaine !

24 heures pour mourir

Résumé du livre

Près de la Nouvelle Orléans où il s’est rendu à un congrès médical, le Dr Will Jennings est enfermé dans sa chambre d’hôtel avec une inconnue qui exige une rançon. Sa femme est séquestrée à leur domicile, et leur fille de cinq ans, Abby, vient d’être kidnappée.

S’engage alors un insoutenable et angoissant bras de fer entre chacun des ravisseurs et sa proie. Dans cette guerre des nerfs, Will doit sortir vainqueur, car si Abby, diabétique, n’a pas son injection d’insuline sous 24 heures, elle mourra… Voici le kidnapping parfait, un thriller à huis clos qui vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière page.

C’est un livre de 437 pages, écrit par Greg Iles et édité par France Loisirs.

Impressions

C’est le premier thriller que je lis depuis longtemps, et j’ai effectivement été tenu en haleine jusqu’à la fin. D’abord l’histoire se déroule dans un pavillon chic habité par une famille ordinaire. Tout bascule lors d’un événement professionnel auquel le Dr Jennings participera à Denver.

Un groupe de kidnappeurs professionnels le prend en otage ainsi que sa femme et sa fille. Il va s’engager ainsi, une course contre la montre pour réunir une importante somme d’argent en vue d’être relâchés sains et saufs. Ce qui rend ce livre intéressant, c’est l’état de santé de la fille atteinte de diabète. En effet, tout au long de la lecture, je me demandais si elle allait survivre ou pas. Est-ce que ses parents allaient réussir à avoir la fameuse somme demandée ?

D’ailleurs, c’est elle mon personnage préféré dans ce livre. Je l’ai trouvée attachante et elle n’a pas paniqué, pendant son kidnapping. Sans doute l’innocence, propre à son âge, 5 ans, trop jeune, pour réaliser ce qui se passait. Au fil des pages, il y’a de nombreux bouleversements, qui viennent balayer toutes les certitudes. Les kidnappeurs ne sont pas si méchants. Les parents cachent peut-être quelque chose, qui a entraîné cette situation.

Il y’a certains livres que je range dans la catégorie des livres pour passer le temps, dans les transports communs, et c’est le cas de ce livre. Plonger dans sa lecture, vivre une scène riche en rebondissements et pleine de suspense. Pendant un cours instant, s’évader et oublier ce qui nous entoure, quel plaisir !

Dans l’ensemble, j’ai apprécié ce roman, et aimé le suspense autour de l’histoire de cette famille. Avec ses 437 pages, j’ai réussi à finir la lecture en une semaine. D’habitude, je choisis des livres plus légers, par crainte d’être vite ennuyée, ou par un dénouement qui mettrait trop de temps à survenir. Là, j’étais totalement plongée dans l’histoire. A l’avenir, je compte lire d’autres thrillers et retenter l’expérience avec des auteurs comme, Harlan Coben ou Paula Hawkins.

Je vous souhaite une belle fin de semaine. A bientôt :-).

Et vous,  quels types de livres aimez vous lire en ce moment ?

 

Littérature africaine #1- Amkoullel l’enfant peul d’Amadou Hampâté Ba

L’écrivain

Amadou Hampâté Ba était un écrivain, historien, conteur et poète malien né vers 1900 à Bandiagara et mort en 1991 à Abidjan. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, comme le conte peul Petit Bodiel, le roman à succès l’étrange destin de Wangrin, gagnant du prix littéraire d’Afrique noire francophone en 1974 et du prix littéraire francophone en 1983. Il est aussi l’un des plus célèbres écrivains africains à ce jour. Egalement fervent défenseur, des traditions orales africaines, membre du conseil exécutif de l’Unesco de 1962 à 1970, il a consacré une majeure partie de sa vie à la recherche et à la classification de ces traditions orales.

Enfin il est connu aujourd’hui pour sa célèbre citation « En Afrique quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle », prononcé lors de son discours, devant la commission Afrique de l’Unesco en 1960. Dans ce livre Amkoullel l’enfant peul, qui a reçu le grand prix littéraire d’Afrique noire en 1991, il raconte ses mémoires et livre un récit de son enfance et d’une partie de sa vie.

Résumé du livre

Amkoullel, tel est le surnom que porte le jeune Hampaté Bâ quand, au début du XXe siècle, il s’initie aux traditions familiales séculaires. Fréquentant l’école française en même temps que la coranique, courant la savane alors que des proches partent pour une guerre que l’on dit mondiale, mais qui les concerne si peu, à l’écoute des maîtres de la parole, il s’apprête à devenir l’un des derniers grands dépositaires d’une civilisation orale en pleine mutation.
A la fois roman d’aventures, tableau de mœurs et fresque historique, ce livre restitue dans une langue savoureuse et limpide toutes les richesses, les couleurs et la vie du grand récit oral africain.

Mes impressions

De Bandiagara, en passant par Kati, Djene puis Bamako, autant de villes maliennes, à travers lesquelles, l’auteur nous fait voyager au cœur du soudan français (actuel Mali) à l’époque coloniale. Enfance, adolescence, âge adulte, début de la vie active, autant de périodes de sa vie qu’il décrit avec justesse.

Association de jeunes, guerres claniques, ou rivalités royales, voilà un savant mélange qui a marqué la jeunesse de l’auteur. Au fil de la lecture, un personnage se démarque : la mère d’Amadou Hampaté Ba, Kadidja Paté Diallo. En effet, entre la tradition africaine et la culture peule qui accordent à la mère une importante place et le respect au sein de la famille, l’auteur à travers son œuvre, lui rend un bel hommage. Elle sera pour lui, une conseillère toujours écoutée jamais contestée. C’est d’ailleurs le personnage du livre que j’ai aimé, sa mère, une femme déterminée, aimante, dévouée, et qui a toujours su se battre pour sa famille malgré les difficultés qu’elle a connues au cours de sa vie.

En outre, l’oralité est très présente dans ce livre avec les récits de guerre, ou d’histoires familiales. Comme c’est souvent le cas dans de nombreuses cultures africaines, les récits sont mis en lumière avec des adages et proverbes, qui apportent une touche imagée à l’histoire. Finalement loin du destin souhaité par ses parents d’être un grand marabout, connaisseur de l’Islam, il ira à l’école et travaillera plus tard au sein de l’administration coloniale.

C’est un livre qui décrit admirablement la vie de populations africaines à l’ère coloniale, entre adaptation à de nouveaux modes de vie et d’administration et maintien de leur attachement culturel et traditionnel africain.

Source sur l’auteur : https://www.babelio.com/auteur/Amadou-Hampate-Ba/6837

Bilan de lecture #Coldwinterchallenge

Hello,

Dans un article précédent ici, je vous parlais du cold winter challenge. C’est un challenge littéraire qui consistait à lire plusieurs livres d’un des menus proposés, du 1er décembre au 31 janvier. Les participants avaient le choix entre la « magie de Noël » et « Montagne enneigée ».

J’avais choisi la magie de Noël, pour l’esprit festif et convivial lié à cette fête, et aussi parce que je trouve les décorations de Noël à cette période, vraiment belles.
Aussi pour une 1ère participation, j’ai décidé d’être réaliste et j’ai choisi 2 livres pour composer mon menu. Une part de ciel de Claudie Gallay et Un Noël à New York d’Anne Perry

1- Une part de ciel

Résumé du livre

Carole rejoint, à l’approche des fêtes de Noël, le village de son adolescence où vivent Philippe, son frère, garde forestier, et Gaby sa sœur. Les voilà réunis dans l’attente de Curtil, ce père toujours absent mais qui parfois les convoque en leur envoyant une boule de neige en verre. Pas facile pour celle devenue depuis longtemps une citadine, de renouer le dialogue avec les siens, de passer outre la tragédie qui a marqué leur enfance. Mais la tendresse affleure dans ce lieu coupé du monde…

Mes impressions sur ce livre

J’ai été attirée par la couverture du livre je dois l’avouer ☺. Cette neige, ces bottes, cette sensation de vide et de paisibilité m’ont donné envie de lire ce livre. Dès les premières pages ce qui est frappant, c’est le style du livre. Chaque chapitre commence avec une date, un peu comme un journal intime. Est-ce une volonté de l’auteur, de vouloir établir une relation de proximité avec ses lecteurs ou plutôt avec ses personnages ? Je ne saurais le dire.

Tout au long de la lecture, la description du lieu, de la montagne, des sœurs Carole, Gaby et de leur frère Philippe m’a parue longue. Certes, ils ont un point commun, d’être des personnes blessées par leur histoire, famille ou relation amoureuse mais l’auteur réussit à les rendre attachants. Ces retrouvailles pour les fêtes m’ont semblé triste pour une période comme Noël. Enfin ce qui m’a le plus manqué c’est l’absence d’actions, d’intrigues. A un moment je me demandais s’il allait enfin se passer quelquechose qui viendrait bouleverser ce silence, ces non-dits, ces souvenirs enfouis que l’on ne souhaite plus ressasser. Ce père dont l’absence semble si pesante pour ces enfants, sera t-il présent pour ces fêtes ? Le point positif de ce livre c’est qu’il m’a aidé à connaître mon style de romans préférés, qui n’est pas celui de ce livre. Je pense qu’il conviendrait, à ceux qui aiment le style d’écriture de cet auteur. Dans mon cas, je n’ai pas été captivée par les 602 pages de ce livre. Dommage !

2) Un Noël à New York

Résumé du livre


Jemina Pitt, la fille du célèbre directeur de la Special Branch, a 23 ans durant l’hiver 1904. Elle décide d’accompagner sa jeune amie Delphinia Cardew à New York, sur le point de se marier avec l’aristocrate Brent Albright. Dans la haute société new-yorkaise, ce mariage est une grande affaire qui liera deux familles prodigieusement riches. Mais Jemina détecte une ombre mystérieuse planant sur la célébration. Maria, la mère de Delphinia, est absente de la fête et les Albright refusent de mentionner son nom. Et quand le frère du marié demande à Jemina de l’aider à retrouver Maria afin de prévenir un scandale, elle n’hésite pas à se lancer dans une enquête aussi inattendue que périlleuse. De Hell’s Kitchen à Central Park, Jemina devra trouver son chemin à travers les rues enneigées de New York, sans se douter qu’un danger mortel la menace.

Mes impressions sur ce livre

Je ne connaissais pas non plus l’auteur Anne Perry, que j’ai découverte à travers ce livre. Quelques recherches sur internet, m’ont permis d’apprendre qu’elle était une romancière anglaise, connue pour ses romans policiers. D’abord, J’ai vraiment aimé le suspense, tout au long de la lecture. Ensuite cette quête de l’intrus, du coupable potentiel face à une situation inattendue. Ces bouleversements qui contrastaient avec l’atmosphère si paisible et joyeuse qui régnait à New York vu l’évènement important que préparait tous les personnages, Jemina, Delphinia, Brent.

L’envie de découvrir le coupable est tellement intense, que l’on se retrouve plongé au cœur de l’enquête. Enfin, c’est un petit livre de 156 pages qui ferait un compagnon idéal de voyage, dans les transports. Un livre pour se détendre tout simplement. Cela correspond à ce que je recherche et au style de romans que j’apprécie. J’ai été ravie de découvrir cet auteur, et je pense lire d’autres de ses livres.

A bientôt, pour d’autres partages littéraires. Bonne soirée 🙂

Challenge lecture : le #coldwinterchallenge, édition 2016

Hello,

L’hiver s’approche tout doucement, et ce froid est parfait pour déguster un bon chocolat chaud ☺. Je souhaite me remettre à la lecture, mais j’ai parfois du mal à finir mes livres.
Je recherchais des challenges littéraires réalistes, pour me motiver et je suis tombée sur celui-là sur instagram: le cold winter challenge. Sans hésiter j’ai décidé d’y participer ☺

Période du challenge:
Du 1er décembre au 31 janvier 2017

Quel est le principe de ce challenge?
Sélectionner plusieurs livres à lire pendant la période la plus froide de l’année. C’est un challenge littéraire qui a été lancé par une bloggeuse et booktubeuse Margaud du blog la liseuse, pour la première fois en 2012. L’édition de cette année se compose de 2 menus au choix:

Le menu 1
Montagne enneigée : 2 livres avec comme thématiques principales le froid, la neige ou l’hiver.

Le menu 2
La magie de Noël : 2 livres avec comme thématique principale la période des fêtes de fin d’années.

Chacun est libre de choisir un menu, ou les deux et d’y ajouter d’autres livres s’il le souhaite. Le challenge est relevé lorsque tous les livres ont été lus ☺

J’ai choisi le menu 2, car j’aime la période des fêtes d’années avec Noel ^_^. Les voici :

Hâte d’être en décembre, pour lire ces 2 romans☺. Je vous en parlerai bientôt dans deux autres articles. Bon weekend ☺